Carnet de voyage
       

Voyage en Amazonie Française (Guyane française 2003)

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Ce voyage de 2 semaines en Guyane Française s'est déroulé principalement dans le village de Saül situé au beau milieu de la forêt amazonienne et aux alentours. Nous avons terminé par une journée à Cayenne.

 

 

Le 10 octobre

Nous arrivons à Cayenne en fin d'après-midi. Nous sommes accueillis par notre guide d'origine Amérindienne, Louis et nous installons à l'hôtel Ajoupa. La première sensation est celle d'une très forte humidité ambiante renforcée par le contraste avec les chambres climatisées de l'hôtel.

 

 

Le 11 octobre

Nous partons en avion (un petit Twin Otter de 20 places) vers Saül que nous atteignons après 50 mn de vol. Le survol est magnifique, sous nos ailes, nous voyons la forêt amazonienne et les fleuves qui la traversent.

 

Saül est le seul vrai village Guyanais situé au coeur de la forêt amazonienne, il a été fondé à l'époque de la ruée vers l'or et comporte une centaine d'habitants. On y trouve une mairie, une église, un dispensaire et même une poste. L'électricité est fournie par des capteurs solaires complétés au besoin par un groupe électrogène. Nous recevons les hamacs dans lesquels nous dormirons pour les 10 prochaines nuits et les installons sous le carbet.

L'après-midi, nous faisons notre première balade autour du village, la boucle des gros arbres. Louis nous montre les différentes essences d'arbres de la forêt. A cette époque, le temps est sec et les layons (sentiers) sont tout à fait praticables.

 

 

 

 

Le 12 octobre

Nous partons pour la journée faire la boucle de 'Roche-bateau'. Malheureusement, l'un de nos compagnons de voyage est victime d'un malaise et nous devons rentrer rapidement au village chercher des secours au dispensaire. Il faut dire que la chaleur et l'humidité rendent la marche assez pénible. Après un retour difficile, notre ami se remettra de ses émotions. En fin d'après-midi, nous visitons une serre d'orchidée à Saül ainsi qu'un jardin d'arbres fruitiers dans lequel nous goûtons quantités de fruits exotiques.

 

 

Le 13 octobre

Nous repartons une nouvelle fois pour la boucle de 'Roche bateau'. Louis nous montre quelques oiseaux : aras, caracaras, faucons et le piauhau hurleur dont le cri retentissant résonne dans la forêt dès qu'il est dérangé. Malheureusement, la densité de la forêt et la hauteur des arbres ne favorise pas l'observation des animaux. De plus, aux alentours du village, ils sont chassés et donc plus farouches. Nous visitons la maison et la propriété d'un couple de métropolitains qui se sont installés en dehors du village au bord d'une rivière. Nous continuons et nous baignons un peu plus loin. Cette fois, la balade se termine bien pour tous !!

 

 

Le 14 octobre

Louis nous emmène dans une zone marécageuse où poussent les arbres qui produisent le coeur de palmier. Nous en abattons 2 et dégustons sur place le coeur. Nous repartons avec des feuilles de palmier avec lesquels Louis nous montre comment fabriquer un sac à dos. L'après-midi, je me promène dans le village, il tombe la première averse de notre voyage.

 

 

Le 15 octobre

Cette fois, c'est le grand départ, nous prenons les sacs à dos avec vêtements et nourriture (plus le rhum !) pour une boucle de 7 jours dans la forêt. Nous passons par l'aérodrome puis nous enfonçons dans la forêt. Louis marche toujours en bottes de caoutchouc, même si les layons sont secs. Nous essuyons une averse en route mais finalement, la densité des arbres ne laisse passer que très peu de gouttes jusqu'au sol. En route, nous croisons souvent une saignée ouverte au bulldozer quelques mois auparavant par des chercheurs d'or illégaux venus du Brésil tout proche.

Nous arrivons dans l'après-midi au carbet 'Cariacou' situé dans une boucle de la rivière Nouvelle France qui nous permettra de nous laver et puiser notre eau potable. Le carbet est constitué d'une armature en troncs d'arbres recouverte d'une bâche plastique, nous y installons nos hamacs. Une petite annexe avec une table nous permet de nous asseoir pour préparer les repas et manger. Chaque soir, nous assistons à l'arrivée de 3 aras verts qui viennent passer la nuit dans un trou d'arbre juste en face de notre carbet. D'autres perroquets très bruyants, ainsi que des toucans passent également sans s'arrêter. Durant la nuit, la pluie tombe mais notre carbet se révèle tout à fait étanche.

 

 

Le 16 octobre

Nous descendons la rivière en canoë pour aller déjeuner dans un petit abri en aval. Nous tentons de pêcher, mais seul Louis arrivera à attraper quelques poissons, des espèces de poissons-chats auxquels il faut retirer la nageoire dorsale qui comporte des épines dont la piqûre est très douloureuse (j'ai testé !!!). Nous mangeons le poisson grillé puis rentrons à Cariacou. En début et fin de nuit, comme presque tous les jours, nous entendons les cris de différents groupes de singes hurleurs qui revendiquent leur territoire, c'est très impressionnant !!

 

 

Le 17 octobre

Nous partons en canoë jusqu'au carbet suivant. La progression est parfois difficile sur la rivière dont le niveau est assez bas. Des troncs d'arbres sont tombés en travers, nous devons descendre du canoë pour passer au dessus. Parfois, la végétation se densifie autour de nous et nous laisse peu d'espace. Notamment, lorsqu'il s'agit de bambous avec d'énormes piquants !! En route, nous rencontrons deux aventuriers partis pour plusieurs semaines explorer la forêt en suivant la rivière. Il passeront 2 nuits avec nous.

Nous devons encore descendre de nos embarcations pour passer une zone où affleurent de nombreux rochers et nous arrivons au carbet 'Bois tombé juste avant l'averse. Nous entreprenons une nouvelle séance de pêche à la ligne qui se révèle plus fructueuse. Cette fois nous utilisons comme appât, des grains de mais en boite, ce qui est beaucoup plus efficace. Les petits poissons pêchés deviennent à leur tour appâts sur de grosses lignes que nous mettons en place pour la nuit. Louis pose également un filet.

 

 

Le 18 octobre

Nous partons relever les lignes et filets. Nous récupérons un poisson entier (un aymara) et un autre déjà bien entamé, certainement par un caïman qui a trouvé là une proie facile. Nous observons un singe hurleur solitaire et dérangeons un nid de guêpes creusé dans le sol. Celles-ci nous attaquent et nous infligent quelques piqûres. Nous retournons au carbet, puis Louis nous initie à la vannerie à partir de lanières issues de tiges d'une plante de la forêt. L'après-midi est consacrée à la pêche. Après le coucher du soleil, nous partons pour une petite promenade nocturne. Nous entendons quelques bruits mais ne voyons rien, à part un gros crapaud-buffle.

 

 

Le 19 octobre

Nous relevons lignes et filet, aujourd'hui 5 poissons viendrons agrémenter l'ordinaire constitué de farine de manioc et de conserves. Nous partons pour une balade en forêt et apercevons un singe atèle.

 

 

Le 20 octobre

Nous retournons au carbet de Cariacou à pied. En route, nous observons des singes capucins.

 

 

Le 21 octobre

Nous retournons vers Saül. Avant de partir, nous voyons des petits singes, des tamarins à main jaune. En route, nous observons des singes atèle. Mécontents de notre intrusion sur leur territoire, il nous lancent des morceaux de bois. Nous trouvons aussi une mygale morte. Louis nous explique qu'elle a été victime d'une espèce de guêpe qui a pondu son oeuf dans le corps de l'araignée. La larve se nourrit alors de son hôte et la tue. Nous retrouvons Saül et notre carbet 3 étoiles.

 

 

Le 22 octobre

Louis nous initie à l'orpaillage traditionnel. Nous prélevons du sable dans un petit cours d'eau et utilisons une batée, sorte de 'chapeau chinois' à l'envers dans lequel nous mettons le sable avec de l'eau. Par des mouvements circulaires, nous éliminons petit à petit le sable et les paillettes d'or, plus lourdes, restent au fond de la batée. Nous ne sommes pas devenus riches mais avons trouvé tout de même quelques paillettes. L'après-midi, nous quittons le village pour rentrer à Cayenne.

 

 

Le 23 octobre

Nous avons quartier libre tout la journée. J'en profite pour me promener sur le bord de mer pour y observer les oiseaux. Ceux-ci sont très nombreux en raison de la présence d'immenses vasières créées par les alluvions déposés par les fleuves de la région. J'observe des aigrettes, hérons, bécasseaux, gravelots, courlis et chevaliers. Je passe également en ville et sa célèbre place des palmistes. Le soir, nous prenons le vol retour pour Paris.